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mardi 21 septembre 2010

Coup de coeur pour le Grand Slam


Hier au lion d'or (probablement l'une des plus belles salles/cabarets de la ville), j'ai assisté au Grand Slam. C'est la finale de slam du Québec qui permet de déterminer le slameur qui se rendra à l'international.
Les talents étaient au rendez-vous et les slameurs m'ont émus, amusés, fait pouffer de rire etc etc.


Coup de coeur for realzzzz

lundi 26 avril 2010

Reine du Slam


Elle s'appelle Queen Ka et c'est une authentique. Slameuse depuis 1991 et unique en son genre théâtral puissant, elle a conquit mon petit coeur. Son slam est celui d'une typique de montréalaise, d'immigrante, de talentueuse petite créature. J'adore son sens politique local et ses jeux d'humour. Elle se donne en spectacle accompagnée de son ami pianiste. Elle arrive donc aux Écuries avec son nouveau spectacle DELÎRÏÜM fin mai mais je vais manquer ça!! Onion
Voici quand même un délicieux extrait du futur spectacle que vous allez peut-être avoir la chance de voir à ma place.
Je ne peux intégrer ses vidéos mais voici ceux sur son profil Youtube et des pistes sur son My Space. Écoutez Printemps et Berlin!!
Et enfin un poème trouvé sur son blog. Trop mon genre.

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The last train


Excuse-moi...
As-tu
As-tu...
As-tu vu le trouble?
Le fond de moi?
Entre le bruit sourd des rails
As-tu vu la solitude que je calle,
Pour voir double...
As-tu vu les cris d’amour en éclaire
Sous mes bourrelets
Les coups de lame d’avant-hier
Sur mes poignets
Je l’ai pas fait
Mais j’y pensais....
As-tu vu la méchanceté
Le manque d’estime,
Le doute,
La peur
En dessous du mascara
Pour rehausser les sourires sympathiques
La vie et belle n’est-ce pas
Oui, oui et toi
Sur quoi tu travailles déjà?
Oh lalalala...
À ce moment à ce moment-là
As-tu vu comment
Je me suis mal menée
As m ‘étirer de tous bord tous coté
Mes splits de personnalités
À s’en déchirer l’aine
À s’en déboîter la mâchoire
À ne pouvoir jamais
Sentir autant de haine
Que pour soi...
Si j’étais toi
Je me sauverai...
C’est la ville avec les plus belle femme du monde y paraît
Si j’étais toi
Je me femme raient la gueule et j’irai...
Changer de trottoir
Voir ailleurs s’ils y sont
As tu vu les autres!
Il y a trop de malades pour les docteurs
Faut s’offrir un bobo en or
Pour attirer l’attention sort... tir du lot
Aux olympique du désespoir
Je ne fais pas les finales
Mon mal est..moyen
Et l’on sait que Le moyen…
Ça ne goûte rien…
Le moyen
As-tu vu
Ça ne fait pas les nouvelles
La douleur en moyenne
On n’a pas envie d’elle
Le mal ordinaire
Se règle avec un chocolat
Chaud extra Kaluha
Un psy 2 fois par semaines
Un tout inclus a Punta cana
En plein milieu de l’hiver
Pour se bronzer l’ennui
En 8 jours 7 nuits
Ça passe
Ça vient
Le mal moyen
As-tu vu
Ça passe bien dans une conversation
J’ai mal ici toi t'as mal là
Lalalalalalalal( les stroumf..)
Un mal d’enfants
Un mal minime
Sans grande importance
C’est pas digne d’une tragédie
D’un film
Le mal moyen c’est comme le mauvais goût
ça gosse un peu mais on s’en fou
On vit avec

Mais
Le mal moyen
Quand il revient
Et passe inaperçu
Une fois de trop
As-tu vu
Comment ça bloque nos métros...
- Queen Ka

vendredi 26 mars 2010

Kick aux Écuries


Hier, j'ai assisté à une autre pièce écrite par l'excellent jeune dramaturge Étienne Lepage. Encore une fois. Je suis vendue. Son dernier rejeton s'appelle Kick et ça ressemble à Rouge Gueule.
Je crois que ce qui fascine à chaque fois les spectateurs et qui donne tellement le goût aux praticiens de monter ses pièces est l'espace qu'il accorde au jeu des acteurs. La scénographie relève toujours d'un vide stylisé. Vide sur la scène mais une poignée d'acteurs qui se contournent qui s'embrasent. Et puis, il y a un texte puissant, encombrant, qui force l'acteur à prendre toute la place sur scène. L'acteur gueule sur scène, se jette à terre, danse, exprime quelque chose de métaphysique. Toujours avec de l'humour et au goût du jour. Il faut expérimenter pour comprendre vraiment ce que c'est. Leur jeu était ahurissant... danses modernes, parade sur machine à distribution, blast total des écrits grecs. Bref, une gang de jeunes qui déconnent, qui y comprennent rien à la vie. Génial.

Oh! Et la pièce a joué au théâtre des Écuries. Nouveau d'un an, gagnant du prix de la relève du Conseil des Arts du Canada. Allô faut aller là. C'est vraiment excellent comme place. Émouvant pour moi, je me suis retrouvée sur la rue Chabot, rue de mon enfance, le théâtre situé juste devant notre premier appart à Montréal :) Il y a de la fatalité dans l'air

mardi 2 mars 2010

Scénographie 101



La pièce était pas mal. Absurde. Je me suis battue avec mes co-spectatrices pour dire que ce n'était pas un absurdisme qui se voulait drôle mais émouvant. Moi j'en pense ça, c'est mon droit. Mais que sais-je de plus que les autres? Nada.
Bref, meilleure scénographie de l'année. Encore meilleure que celle de Mon corps deviendra froid quoique quelque peu ressemblante. Woaw j'aurai aimée avoir une photo de la scène..
je vous laisse des photos normales mais allez voir par vous même.

mercredi 10 février 2010

Sex Sex Sextett




Sextett est probablement la meilleure pièce que j'aie vue cette année. Le concept est superbe, la coopération franco-québécoise a porté bons fruits. J'adore le monde dans lequel on est projeté dès la première scène. Un monde absurde et bizarre mais l'on vous en fera pleurer de rire (mention spéciale au jeu de Sarah la Pute). Le décor est juste trop génial avec cet appartement hippé et incroyablement kitch. L'atmosphère est tapissée d'ambiguïté sexuelle, le jeu est littéralement dévergondé. Je pète encore une coche sur le jeu marionétique des acteurs. Et de l'opéra par dessus le marché. Que de plaisir!!
Verdict: putain oui!!

mercredi 3 février 2010

Inauguration du nouveau Quat'sous avec Mon corps deviendra froid!


Enfin, le tant attendu Quat'sous et moi nous sommes unis.... La salle était de toute beauté la pièce excellente... mention spéciale pour la scénographie, le texte le texte le texte d'Anne-Marie Olivier et au jeu des acteurs. Tout était excellent...
La scène était faite en triangle, des portes de fours tapissaient le mur principal. Dès l'entrée en salle, mon petit coeur palpitait de bonne humeur. Puis la thématique. Une autre famille québécoise qui tente désespérément de se rapprocher, de survivre la marque laissée par le père défunt....rien de spécial. Mais la vision qu'on en tire est tout à fait mouvante, dérangeante.
Et puis la femme du fils brisé de son père. L'image de l'héroïne "mésadaptée sociale" était beaucoup trop émouvante. Et les paroles qui sortaient de sa bouche. L'atroce poésie à la popcycle d'Olivier était à couper le souffle. La jeune femme aussi avec ses yeux bleus comme un ciel pâle qui survit au fond de son âme... Ouf
Dûr à expliquer! Faut aller voir pour savoir!

lundi 18 janvier 2010

Extrémités... mais encore


J'ai assisté à Extrémités de William Mastrosimone, pièce mise en scène par Bernard Lavoie, à l'Espace Geordie dernièrement. Mon impression : sentimentalisme américain coupé. Les acteurs sont pas mal, la mise en scène est passable mais c'est le thème de la pièce que j'ai trouvée profondément lourd. La pièce a apparemment été un grand succès sur Broadway ce qui ne m'émeut guère et ne peut que me décevoir... étant donné mes attentes d'étudiante en dramaturgie bourrée de préjugés...
C'est en gros l'histoire d'une fille qui passe près de se faire violer par un agresseur qui se présente chez elle. Elle s'en sort, le ligote, le torture et n'ose avertir la police sachant que les criminels sont mieux protégés que les victimes dans notre belle démocratie (cette remarque n'est pas une invitation ouverte à la dictature, mais quand-même). Ses deux colocataires arrivent ensuite pour éventuellement lui faire entendre raison. Fin du récit. Assez merdique je dirait. Un peu con... à la limite. Personnellement, ces sujets ne m'impressionnent pas. Je trouve ça matante mais je peux comprendre ce qui aiment bien... et qui lisent du Anna Gavalda
Sinon, rien de nouveau sous le soleil. Pas ma pièce préférée de l'année malgré que j'aie quand même ressentie quelque chose à la toute fin. Quand la jeune femme fait la bonne décision d'appeler la police et de mettre son destin entre les mains de la société. Hourra. Elle prend alors l'agresseur dans ses bras et lui fait le don de la vie. C'était merveilleux, il semblait renaître.

jeudi 19 novembre 2009

Suburban Motel


Je suis allée au théâtre Mainline sur Saint-Laurent. Croyez-le ou non, ma première expérience dans un théâtre anglophone. J'ai adoré. C'était un peu hippie, mille fois moins formel que le moins institutionnalisé de nos théâtres francophones.
La pièce que j'ai vue, un des 6 chapitres de Suburban Motel de George F. Walker : PROBLEM CHILD. Le jeu des acteurs était juste et ils étaient jeunes et vigoureux. Le décor simplet mais d'un petit charme de chambre de motel par cher par cher.
Ce que j'ai surtout apprécié c'est la place. Le Mainline est très "cozy" pour ne pas dire que j'en ferais mon salon personnel. Lorsque la pièce s'est terminée, pas de "oui!oui!" et "bravo" à la TNM mais plutôt une bande de jeunes gens qui applaudissent et qui gueulent le prénom des acteurs...

profondément agréable

http://www.mainlinetheatre.ca/fr

vendredi 6 novembre 2009

La gueule en sang


Rouge Gueule, la dernière création du prometteur Étienne Lepage. Celui-ci dit que son inspiration c'est la satisfaction qui vient du fait d'envoyer chier quelqu'un... et bien fort. La pièce ne connaît aucun tabou, tout est dit des bouches dégoûtantes et sanglantes des personnages. On ne saurait mieux se reconnaître ailleurs. Envoyer promener bien fort, dire tout ce qu'on pense, utiliser tout le mots qu'il ne faut surtout pas... Crier encore plus fort, pleurer, s'étouffer sur nos mots sales.
Puis recommencer.

C'est là que l'expérience théâtrale de Rouge Gueule qui dépasse les attentes d'une bonne pièce bien comique et à la mode de nos jours. À bout d'injures et de méchanceté, on réalise qu'on se regarde nous-mêmes. C'est moi qui en veut au peuple, c'est moi qui a mal des insultes, c'est de moi dont on rie, c'est pour moi qu'on a pitié.

Une pièce d'un absurdisme profondément humain.

samedi 27 septembre 2008

Seule avec Wajdi Mouawad

Hier j'ai vu Seuls et je suis changée. Je n'ai jamais rien expérimenté comme ça de ma vie. Je suis vraiment changée, je ne sais plus quoi faire de moi. Wajdi Mouawad m'a gardée bouche bée comme si nous étions seuls dans la salle ( j'étais assise à la première rangée, seule, au centre). La pièce est un classique instantané. Elle est ininterprétable. Elle se referme sur elle-même. Elle était réellement vraie. Vraie de chez Vrai. Je sais avoir assisté à un moment historique. Au début, il est entré sur la salle en boxers moulant et il a fixé les spectateurs. Dès ce moment je n'ai osé respirer... et je n'ai pu reprendre mon souffle qu'un fois sortie. Je crois avoir légèrement hyperventilé, et pleurée un peu beaucoup... et je ne crois pas être la seule. J'étais cependant la seule d'origine arabe dans la salle, je crois, et alors je crois que la représentation à prit un sens encore plus ardu, encore plus énoué, pour moi. Enfin, voilà ce que j'ai vécu. Ça ne s'explique pas mieux. C'est au-delà de la représentation, au-delà de la performance. Je suis blasée depuis hier et je me sens tellement plus en vie que je ne l’ai été toute ma vie… c’est incroyable. Je n’ai plus honte.