mardi 27 octobre 2009

Sinnerman, ah putain!

Voici Sinnerman de l'inateignable, l'inégalable, l'incontestable, la glorieuse Nina Simone.
Je fais présentement une fixation sur elle, et avec raison.
Une autre des mes exemples parfaits de femme.
Quelle force.

Une performance unique qui met l'âme et le corps en parfaite transe.

vendredi 16 octobre 2009

Couillon

couille couille couillon....

mercredi 7 octobre 2009

"You came to me this morning, and you handled me like meat...."

Voici l'un des plus beaux poèmes d'amour que j'ai trouvé de ma vie. Il s'agit de la performance de Leonard Cohen qui récite l'un des plus splendides poèmes contemporains : A Thousand Kisses Deep. Ce spectacle est donné à Londres en novembre 2008. La mise en scène est superbe, sa voix en écho pénétrante... sans parler de la force et la simplicité des mots.

Un délice

mardi 6 octobre 2009

Comment disparaitre dans la fanfare des camions aveugles

Bonsoir! Voici mon premier poème depuis 4 ans. Je l'ai écrit après ma rupture. Je trouve que mon style est beaucoup plus cru que lorsque j'avais 19 ans...
" - Qu'est-ce qui m'est arrivé?
- C'est la vie qui t'es arrivée"



Comment disparaitre dans la fanfare des camions aveugles

Debout dans la rue de l’intérieur égarée
Comme une plante m’y suis plantée en espérant voir le ciel et l’asphalte
Pour y témoigner la mort de mon océan
Mais les passants enragés, le ciel déchainé, on m’a klaxonnée

Des milliers de voitures et de bicyclettes dégarées
Possédés de jalousie devant mon être en exalte
M’ont conduit à contre-sens à ma déchéance
Ils n’y ont pas vus l’âme dedans, ils m’on frappé, ils mont sonné

La mer qui habite en moi eut envie de brailler
Le ciel s’est ouvert et mon corps a crié « halte! »
Au beau milieu de la rue j’ai gueulée ma souffrance
Tout le sang de mon corps à leurs pare-brises s’est donné

Ce grand geste d’amour et leurs yeux si peinés
Les passants frémissaient alors comme un champ de malt
Tous immobiles épiaient la mort innocente
De celle qui n’avait pas su l’aimer

Mais mon âme resta éveillée...

Dans un égout s’est glissée
Rejoindre ceux qui lui ressemblent
Ses sœurs
Les âmes de naufragés

SB

mercredi 28 janvier 2009

Organ Love


Lab.Synthèse.
Vous connaissez? Non? Tant mieux, c'est un endroit à garder secret. Au milieu de lofts, un laboratoire privé, une ambiance amicale, artistique mais sans l'attitude.
La première fois, j'ai assisté à un rituel : Organ Mood.
Délicieux
Les artistes, Christophe Lamarche et Matthieu Jacques sont adorablement talentueux, humbles et gentils...
Ils nous ont accueillis, nous ont confusément expliqué ce qui nous attendait. Ils ont généreusement partagé avec nous un voyage onirique que je ne suis pas prête d'oublier.

mardi 20 janvier 2009

Cahier du retour au pays natal...

Je n'ai pas écrit dans mon journal quand j'étais en Égypte. Mon journal que je ne sors que pour les voyages... je l'ai balancé d'une valise à l'autre en me promettant, à chaque stop, que cette fois était la bonne, que j'allais écrire n'importe quoi. Bah, mon journal n'avait pas de fonction dans ce voyage-ci tout particulièrement. J'avais trop d'émotions à vivre en Égypte, j'avais trop besoin de prendre le temps de regarder, de consoler ma double identité et... de lui pardonner à ce pays de m'avoir laissée partir pour m'égarer et errer pour le restant de ma vie. Alors voilà. J'ai vu l'Égypte de mes yeux vus. J'ai moi décidée que finalement, être un peu des deux c'est pas si difficile. Il suffit de revenir sur ses pas parfois et se laisser séduire par la culture enchenteresse, la famille attendrissante et le peuple en gallabeya qui boivent leur thé très très sucré dans des verres clairs. J'ai surtout réalisée que pour eux je suis étrangère et qu'il n'y aura donc jamais de retour, que je suis autre, que je le veuille ou non.
Bref, je veux partager quelques photos qui me sont proches du coeur.
1. La rue de mon père, 6ième, rue du souk
2. Immeuble de famille de ma mère et notre cher manguier.

samedi 27 septembre 2008

Seule avec Wajdi Mouawad

Hier j'ai vu Seuls et je suis changée. Je n'ai jamais rien expérimenté comme ça de ma vie. Je suis vraiment changée, je ne sais plus quoi faire de moi. Wajdi Mouawad m'a gardée bouche bée comme si nous étions seuls dans la salle ( j'étais assise à la première rangée, seule, au centre). La pièce est un classique instantané. Elle est ininterprétable. Elle se referme sur elle-même. Elle était réellement vraie. Vraie de chez Vrai. Je sais avoir assisté à un moment historique. Au début, il est entré sur la salle en boxers moulant et il a fixé les spectateurs. Dès ce moment je n'ai osé respirer... et je n'ai pu reprendre mon souffle qu'un fois sortie. Je crois avoir légèrement hyperventilé, et pleurée un peu beaucoup... et je ne crois pas être la seule. J'étais cependant la seule d'origine arabe dans la salle, je crois, et alors je crois que la représentation à prit un sens encore plus ardu, encore plus énoué, pour moi. Enfin, voilà ce que j'ai vécu. Ça ne s'explique pas mieux. C'est au-delà de la représentation, au-delà de la performance. Je suis blasée depuis hier et je me sens tellement plus en vie que je ne l’ai été toute ma vie… c’est incroyable. Je n’ai plus honte.