lundi 26 avril 2010

Reine du Slam


Elle s'appelle Queen Ka et c'est une authentique. Slameuse depuis 1991 et unique en son genre théâtral puissant, elle a conquit mon petit coeur. Son slam est celui d'une typique de montréalaise, d'immigrante, de talentueuse petite créature. J'adore son sens politique local et ses jeux d'humour. Elle se donne en spectacle accompagnée de son ami pianiste. Elle arrive donc aux Écuries avec son nouveau spectacle DELÎRÏÜM fin mai mais je vais manquer ça!! Onion
Voici quand même un délicieux extrait du futur spectacle que vous allez peut-être avoir la chance de voir à ma place.
Je ne peux intégrer ses vidéos mais voici ceux sur son profil Youtube et des pistes sur son My Space. Écoutez Printemps et Berlin!!
Et enfin un poème trouvé sur son blog. Trop mon genre.

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The last train


Excuse-moi...
As-tu
As-tu...
As-tu vu le trouble?
Le fond de moi?
Entre le bruit sourd des rails
As-tu vu la solitude que je calle,
Pour voir double...
As-tu vu les cris d’amour en éclaire
Sous mes bourrelets
Les coups de lame d’avant-hier
Sur mes poignets
Je l’ai pas fait
Mais j’y pensais....
As-tu vu la méchanceté
Le manque d’estime,
Le doute,
La peur
En dessous du mascara
Pour rehausser les sourires sympathiques
La vie et belle n’est-ce pas
Oui, oui et toi
Sur quoi tu travailles déjà?
Oh lalalala...
À ce moment à ce moment-là
As-tu vu comment
Je me suis mal menée
As m ‘étirer de tous bord tous coté
Mes splits de personnalités
À s’en déchirer l’aine
À s’en déboîter la mâchoire
À ne pouvoir jamais
Sentir autant de haine
Que pour soi...
Si j’étais toi
Je me sauverai...
C’est la ville avec les plus belle femme du monde y paraît
Si j’étais toi
Je me femme raient la gueule et j’irai...
Changer de trottoir
Voir ailleurs s’ils y sont
As tu vu les autres!
Il y a trop de malades pour les docteurs
Faut s’offrir un bobo en or
Pour attirer l’attention sort... tir du lot
Aux olympique du désespoir
Je ne fais pas les finales
Mon mal est..moyen
Et l’on sait que Le moyen…
Ça ne goûte rien…
Le moyen
As-tu vu
Ça ne fait pas les nouvelles
La douleur en moyenne
On n’a pas envie d’elle
Le mal ordinaire
Se règle avec un chocolat
Chaud extra Kaluha
Un psy 2 fois par semaines
Un tout inclus a Punta cana
En plein milieu de l’hiver
Pour se bronzer l’ennui
En 8 jours 7 nuits
Ça passe
Ça vient
Le mal moyen
As-tu vu
Ça passe bien dans une conversation
J’ai mal ici toi t'as mal là
Lalalalalalalal( les stroumf..)
Un mal d’enfants
Un mal minime
Sans grande importance
C’est pas digne d’une tragédie
D’un film
Le mal moyen c’est comme le mauvais goût
ça gosse un peu mais on s’en fou
On vit avec

Mais
Le mal moyen
Quand il revient
Et passe inaperçu
Une fois de trop
As-tu vu
Comment ça bloque nos métros...
- Queen Ka

vendredi 23 avril 2010

Tout m'avale

Je viens de commencer L'avalée des avalés. Tout le monde l'a lu sauf moi. J'ai pleuré en lisant ces premières lignes, j'ai vraiment pleurée sur mon balcon avec mon café comme une vraie conne.
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Tout m'avale. Quand j'ai les yeux fermés, c'est par mon ventre que je suis avalée, c'est dans mon ventre que j'étouffe. Quand j'ai les yeux ouverts, c'est par ce que je vois que je suis avalée, c'est dans le ventre de ce que je vois que je suffoque. Je suis avalée par le fleuve trop grand, par le ciel trop haut, par les fleurs trop fragiles, par les papillons trop craintifs, par le visage trop beau de ma mère. Le visage de ma mère est beau pour rien. S'il était laid, il serait laid pour rien. Les visages, beaux ou laids, ne servent à rien. On regarde un visage, un papillon, une fleur, et ça nous travaille, puis ça nous irrite. Si on se laisse faire, ça nous désespère. Il ne devrait pas y avoir de visages, de papillons, de fleurs. Que j'aie les yeux ouverts ou fermés, je suis englobée : il n'y a plus assez d'air tout à coup, mon cœur se serre, la peur me saisit.

- Réjean Ducharme

mardi 20 avril 2010

J'ai mal

et les immigrants de Neptune, Colette, Racine, Yourcenar, Champsaur, Bi Feiyu, Rodenbach,
Britannicus, Peter Jackson?

Mon cerveau

bientôt des vrais posts

jeudi 8 avril 2010

Je m'en vais

Rien ici pour mi. Je hais la ville. Femme-plante. M'en vais d'ici. Je vous hais tous. Vous savez qui vous êtes. Je reviendrai purifiée. Vous dire que je vous aime. Laissez-moi pas partir. Je vais partir. Que vous l'acceptiez ou non. SVP ne subissez pas ce que je vous fait subir. Tire. Pousse. Tire. Pousse.

lundi 29 mars 2010

Don de Dieu

et par Dieu je veux dire Nad qui m'a présenté cette bande de dudettes new-yorkaises. Elles n'ont duré que de 2003 à 2007 et nous ont offert, du fond de leurs pantalons, l'incontournable single Camel toe.
Alors à vous toutes, femmes qui vous sentez consernées, je vous dit : "Is your crotch hungry girl? Cuz its eating your pants!"

vendredi 26 mars 2010

Kick aux Écuries


Hier, j'ai assisté à une autre pièce écrite par l'excellent jeune dramaturge Étienne Lepage. Encore une fois. Je suis vendue. Son dernier rejeton s'appelle Kick et ça ressemble à Rouge Gueule.
Je crois que ce qui fascine à chaque fois les spectateurs et qui donne tellement le goût aux praticiens de monter ses pièces est l'espace qu'il accorde au jeu des acteurs. La scénographie relève toujours d'un vide stylisé. Vide sur la scène mais une poignée d'acteurs qui se contournent qui s'embrasent. Et puis, il y a un texte puissant, encombrant, qui force l'acteur à prendre toute la place sur scène. L'acteur gueule sur scène, se jette à terre, danse, exprime quelque chose de métaphysique. Toujours avec de l'humour et au goût du jour. Il faut expérimenter pour comprendre vraiment ce que c'est. Leur jeu était ahurissant... danses modernes, parade sur machine à distribution, blast total des écrits grecs. Bref, une gang de jeunes qui déconnent, qui y comprennent rien à la vie. Génial.

Oh! Et la pièce a joué au théâtre des Écuries. Nouveau d'un an, gagnant du prix de la relève du Conseil des Arts du Canada. Allô faut aller là. C'est vraiment excellent comme place. Émouvant pour moi, je me suis retrouvée sur la rue Chabot, rue de mon enfance, le théâtre situé juste devant notre premier appart à Montréal :) Il y a de la fatalité dans l'air

jeudi 18 mars 2010

Assez de déprime! Est venu le temps d'une pause commerciale!

Quelqu'un m'avait dit que faire de la pub ça nuirait à la pureté de l'art. Ça serait utiliser son talent pour vendre des produits inutiles etc.
Mauvais.
Très mauvais.
Mais ce qui suit EST de l'art

PS: Allez voir toutes les pubs de Science World, elles sont vraiment folles!